
Affichage des articles dont le libellé est produits du terroir. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est produits du terroir. Afficher tous les articles
dimanche 28 février 2010
mardi 26 janvier 2010
J'ai mangé le matin
Il se trouve tout à la fois que je n’ai rien à dire, et qu’il me désespère d’achever ce mois sur un total de cinq articles : situation embarrassante s’il en est une, et qui me contraint, par voie de conséquence, à vous parler de la pomme verte que j’ai mangé hier.
Ceci n’est pas un déjeuner ; c’est-à-dire que c’en est un, mais dans le sens québécois du terme, celui que nous traduirions par l’enfantine formulation de « petit déjeuner ». On notera la dominante anglaise du plus mauvais goût politique à travers la base de pommes de terre, les deux œufs sur le plat (dissimulant leur honte sous leurs blancs), les tranches de bacon, et jusqu’à l’agrume ornemental. Nous dirons, pour rattraper le tout, que la présence de rôties (tartines grillées) est plus internationale ; le muffin, ainsi que la pomme verte, sont des ajouts dont je suis l’auteur, et dont je ne saurais évaluer la pertinence - aussi, je sais que ce tableau serait plus complet avec une ou deux pièces de viande, en plus d’un verre de jus d’orange. Quoi qu’il en soit, le tout est finalement assez lourd pour faire office de repas du midi, et d’ailleurs, la concurrence est rude, même à 13h00, entre le « spécial déjeuner » et le « menu santé » - même si ce conflit devient ridicule dès qu'on intègre au champ de bataille le parti des burgers et des poutines (horreurs de frites et de boulettes de fromage napées de sauce brune).
mardi 15 décembre 2009
Les douceurs d'Orléans
A la fin du mois de novembre, époque qui me semble lointaine aujourd’hui que la neige a tout recouvert, et tout modifié, une amie du Connecticut est venue qui n’a pas boudé ma proposition d’aller voir un peu le marché du Vieux-Port, celui-là même où j’avais goûté mes premiers bleuets, et qui est l’endroit nécessaire à qui veut tâter du produit local, hors poutine. Nous nous sommes approchés de l’étal d’un producteur de l’Ile d’Orléans et nous sommes laissés happer par sa verve commerciale, logorrhéique mais, nous l’avons vérifié par la suite, oh combien pittoresque. Cependant que je tentais de savoir si mon amie buvait les paroles du monsieur, au reste charmant, ou si elle avait certain talent pour la comédie, on nous donnait tour à tour des échantillons de produits à base de pomme, comme c’est la spécialité de ce producteur là, et, quoiqu’ils étaient, naturellement, de très petite taille, leur nombre fut assez grand pour nous donner après la sensation d’avoir « bien mangé et bien bu » - assez, du moins, pour nourrir la culpabilité de celui qui n’achète pas.
Quelques jours plus tard, nous sommes retournés au marché avec la ferme intention de prendre une bouteille à notre insulaire. Après avoir refait la série des échantillons, parce que, comme la Sophie des malheurs, on ne peut choisir un unique chocolat sans connaître tous ceux de la boîte, nous nous sommes accordés sur une « mistelle de pomme et de sirop d’érable », vin de pomme certes un peu fort, mais d’une saveur unique. Cependant, un porte monnaie mieux garni ne devra pas s’arrêter là, car il y a parmi ces liquides bien d’autres combinaisons, et tout autant de plaisirs introuvables – sauf le moût de pomme, qui compte pour du beurre puisque nous en avons l’équivalent en France, bien que nous l’appelions uniquement par la marque qui le monopolise.
A propos de beurre, l’étal orléanais proposait aussi de succulents beurres de pomme, produit très répandu au Québec, et que je n’ai pas goûté là pour la première fois, mais pas non plus pour la dernière. C’est, parmi tout ce que nous avons essayé, peut-être le plus facile à décrire : il faut imaginer une compote dont la texture est très fine et dans laquelle se retrouvent les notes profondes du beurre chaud : délicieux. Et je ne parle pas du beurre d’érable, mais c’est que le marchand n’en proposait pas.
samedi 29 août 2009
Bleuets & canneberges
Ma principale découverte culinaire de cette première semaine au Québec est le bleuet. Si le fruit ressemble juste à une grosse myrtille (la baie peut atteindre 2 cm de diamètre), et ce au point de rendre la confusion facile chez les novices en matière de fruits et de lugubres, son goût s’en distingue cependant très nettement. Sa culture remonte aux temps précoloniaux et fait la fierté des québécois de Lac-Saint-Jean, qui en sont les principaux producteurs, aux points qu’on les appelle de partout les « bleuets » - surnom qui, si vous avez suivi, fait donc référence au fruit dont il est question ici.
Contrairement à la canneberge, le bleuet se consomme volontiers nature. C’est ce que j’ai fait dans un premier temps en allant me promener du côté du Vieux-Port de Québec, où se trouve un marché couvert, endroit stratégique pour qui veut dénicher de bons produits locaux à des prix abordables. A la fin de l’été, les étals abondent où l’on peut trouver des barquettes de bleuets de toutes dimensions, qu’il faudra se garder, si l’on est débutant en matière de fruits et de lugubres, de confondre avec les barquettes de myrtilles, autre baie assez présente ici.
Cependant, le bleuet se retrouve aussi dans de nombreuses préparations. On peut le trouver en muffin, en « breuvage » (boisson sans alcool hors « liqueurs » [boissons gazeuses]), en bonbons, en tarte, dans le thé… Pour ma part, je recommande fortement la confiture bleuet & chocolat, au goût assez prononcé mais divin, idéal en « rôties » (toasts) accompagnées d’un café.
Contrairement à la canneberge, le bleuet se consomme volontiers nature. C’est ce que j’ai fait dans un premier temps en allant me promener du côté du Vieux-Port de Québec, où se trouve un marché couvert, endroit stratégique pour qui veut dénicher de bons produits locaux à des prix abordables. A la fin de l’été, les étals abondent où l’on peut trouver des barquettes de bleuets de toutes dimensions, qu’il faudra se garder, si l’on est débutant en matière de fruits et de lugubres, de confondre avec les barquettes de myrtilles, autre baie assez présente ici.
Cependant, le bleuet se retrouve aussi dans de nombreuses préparations. On peut le trouver en muffin, en « breuvage » (boisson sans alcool hors « liqueurs » [boissons gazeuses]), en bonbons, en tarte, dans le thé… Pour ma part, je recommande fortement la confiture bleuet & chocolat, au goût assez prononcé mais divin, idéal en « rôties » (toasts) accompagnées d’un café.
Ci-dessous : un monsieur déguste avec ravissement une "pensée aux bleuets" de chez Tim Hortons (véritable institution locale).
Quand on est un peu nul, on arrive au Québec en pensant qu’on ne sait ce que c’est que la canneberge. Et puis on se dit que, quand même, cette petite baie au goût acide et âpre, on l’a déjà rencontré quelque part.
En fait, la canneberge est un fruit que nous autres les français préférons appeler, par goût de l’anglais gratuit, du rock irlandais ou du snobisme, la « cranberry ». Cependant, qu’on se rassure : la canneberge a quelque prédisposition pour l’accumulation des noms. Au Québec, on l’appelle ainsi tout autant par son petit nom iroquois, « atoca », ou par son autre petit nom iroquois, « ataca ».
Bref, la cranberry quoi.
Ci-dessous : le même monsieur déguste avec le même enthousiasme un muffin aux citron & canneberges, toujours de chez Tim Hortons.
Inscription à :
Articles (Atom)
